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POURQUOI DOIT-ON PORTER DES LUNETTES? EXPLICATIONS SUR LE FONCTIONNEMENT DE L'OEIL

POURQUOI DOIT-ON PORTER DES LUNETTES? EXPLICATIONS SUR LE FONCTIONNEMENT DE L'OEIL

Aujourd'hui, c'est un fait, de plus en plus de personnes portent des lunettes (ou des lentilles pour les réfractaires ;) ). Mais les raisons pour lesquelles les lunettes sont nécessaires sont différentes selon chaque porteur, entre ceux dont le premier geste de la journée est de poser ses lunettes sur son nez, et ceux qui les cherchent continuellement, parce qu'ils ne les ont que pour certaines activités... Alors, qu'est-ce qui explique que nous ayons ou pas besoin d'une correction, pourquoi certains ne peuvent absolument pas s'en passer alors que d'autres ne les portent que de façon occasionnelle? Faisons le point...

Tout d'abord, un peu d'anatomie!



L'oeil est un organe sphérique, tout en transparence, composé d'une enveloppe semi-rigide, renfermant les vaisseaux sanguins et les terminaisons nerveuses, dont la partie visible, blanche, s'appelle la sclérotique ou sclère. Le fond de l'oeil, appelé rétine, est tapissé de multiples cellules visuelles, bâtonnets et cônes, qui collectent les informations avant de les transmettre au cerveau pour former l'image. L'oeil est rempli de liquide, ce qui lui assure d'abord le maintien de sa forme, mais également une fonction très importante dans la vision, puisque ses propriétés particulières, autrement dit son indice de réfraction, jouent un rôle à part entière dans le cheminement de l'image à travers l'oeil. 2 liquides différents sont présents dans l'oeil : dans la partie avant, entre la cornée et l'iris, l'humeur aqueuse, et le corps vitré, un peu plus visqueux, entre le cristallin et la rétine. Parfois, des débris de cellules peuvent être présents dans le corps vitré, provoquant ces sensations de "mouches", ou corps flottants dans la vision. Ces éléments ne sont pas inquiétants et on ne peut pas y faire grand-chose... Ces corps flottants sont repérables par leur descente lorsque l'oeil est immobile. 

L'iris, qui est la partie colorée de l'oeil, est un muscle percé en son centre, qui est la pupille. Cet élément fonctionne très exactement comme un diaphragme d'appareil photo, s'ouvrant plus ou moins selon la luminosité, afin de préserver les cellules photosensibles de la rétine et ainsi éviter l'éblouissement.

6 muscles sont attachés tout autour de l'oeil afin de lui permettre les mouvements dans toutes les directions. 

Enfin, la cornée et le cristallin, qui jouent tous deux un rôle de lentille, permettant la focalisation de l'image de l'objet observé sur la rétine. Le cristallin est une capsule suspendue à l'intérieur de l'oeil, juste derrière l'iris, avec une face postérieure plus convexe (ou bombée) que la face antérieure. Il est retenu par tout un réseau de fibres, les zonules de Zinn. Il a la propriété particulière de modifier sa forme, fonctionnant comme un zoom d'appareil photo. En se contractant plus ou moins, il permet la mise au point de l'image observée sur la rétine, en fonction de la distance où se trouve l'objet observé.

La cornée est la partie bombée de l'avant de l'oeil, zone parfaitement transparente, innervée mais dépourvue de vaisseaux sanguins. La puissance de la cornée varie en fonction de sa courbure et de son épaisseur. Théoriquement, la cornée est parfaitement sphérique, comme un ballon de foot, permettant une transmission uniforme de l'image en direction de la rétine. Cependant, lorsqu'elle prend une forme plus ovoïde, forme d'un ballon de rugby, l'image transmise est déformée et la mise au point parfaite sur la rétine est impossible.

Le fonctionnement de l'oeil



Lors de l'observation d'un objet, la lumière pénètre dans l'oeil en traversant les différentes zones transparentes, d'abord la cornée, puis l'humeur aqueuse, passe par la pupille, traverse le cristallin, enfin le corps vitré, avant d'arriver sur la rétine. Celle-ci est tapissée de cellules visuelles de 2 types, les cônes et les bâtonnets. Les cônes permettent la vision fine ainsi que des couleurs, et sont majoritairement présents en très grande quantité dans la zone centrale de la rétine, la macula fovea. Les bâtonnets sont beaucoup plus sensibles à la lumière, et n'ont besoin que d'une très faible luminosité pour transmettre un signal. Présents sur toute la surface de la rétine, ils assurent la vision périphérique, sans transmettre l'information de la couleur. Ce sont eux qui sont principalement en fonction lors de la vision nocturne. Toutes ces cellules transmettent leurs données via un réseau nerveux, qui se concentre en direction du nerf optique. Cette zone où les liaisons nerveuses viennent former le nerf optique est la papille ou zone aveugle de l'oeil, aucune cellule photosensible n'y étant présente.

Au moment de l'observation d'un objet, le cerveau reçoit les informations transmises par les cellules visuelles par le biais du nerf optique. Ces données sont collectées et le cerveau intervient au niveau des muscles ciliaires, entourant le cristallin, afin d'ordonner sa déformation pour moduler la position de l'image sur la rétine. En effet, l'image de l'objet observé doit se former précisément sur la rétine pour en avoir une image nette. Le cristallin, fonctionnant comme un zoom, va permettre la modulation de la position de cette image afin d'obtenir la meilleure mise au point possible.
Plus un objet est proche de l'oeil, plus l'effort à fournir pour le cristallin est grand. En effet, lors de l'observation d'un objet éloigné, pour un oeil emmétrope (sans défaut visuel), l'image se forme sur la rétine avec le cristallin totalement au repos. Lorsque l'objet se rapproche, l'image se déplace de la même façon en arrière de l'oeil, et le cristallin doit alors se bomber pour ramener l'image sur la rétine.

Les images perçues par l'oeil droit et l'oeil gauche d'un même objet, très légèrement décalées, permettent la perception du relief et de l'éloignement. C'est ce qu'on appelle la vision stéréoscopique. Un oeil seul ne voit que dans un plan, les 2 yeux sont indispensables pour apprécier la profondeur et permettre la "vision 3D". Les mouvements des 2 yeux sont concordants, et permis grâce à l'action des muscles oculo-moteurs, dont l'action est antagoniste 2 à 2 (les muscles inférieur et supérieur, interne et externe et les obliques). Hors pathologie, ils fonctionnent de la même façon sur les 2 yeux. Quand ce n'est pas le cas, cela provoque des problèmes de dédoublement d'images, chaque oeil transmettant au cerveau une information trop différente pour qu'il puisse les fusionner pour n'en former qu'une finale. Parfois, un des muscles au moins peut être soit trop court, soit trop faible, et cela perturbe également la vision binoculaire. Dans ces cas, plusieurs solutions sont possibles :


- la rééducation chez un orthoptiste
- des prismes pour compenser le mauvais fonctionnement des muscles
- l'opération chirurgicale

Les différents défauts de vision



Il y a défaut de vision dès lors que l'image d'un objet observé au loin (5 mètres au moins) ne se forme pas sur la rétine lorsque l'oeil est au repos complet. Dans ce cas, c'est un problème qui vient directement de l'anatomie de l'oeil :

- l'oeil est trop long : l'image se forme en avant de la rétine. Le cristallin ne peut pas compenser par une déformation quelconque. C'est la myopie.

- l'oeil est trop court : l'image se forme en arrière de la rétine. Le cristallin doit toujours être en compensation pour permettre une vision nette, quelque soit la distance de l'objet observé. C'est l'hypermétropie.

- la cornée n'est pas sphérique : l'image de l'objet se forme à des endroits différents sur la rétine, le cristallin ne peut pas compenser. C'est l'astigmatisme.

Parfois, l'astigmatisme peut être dû à une forme non régulière du cristallin. On parle alors d'astigmatisme interne. Celui-ci a souvent le gros défaut d'être variable, puisque sensible aux modifications constantes du cristallin.

On peut observer également une apparition tardive d'un astigmatisme, qui s'explique par la pression des paupières sur la cornée, la déformant ainsi progressivement dans un axe horizontal.


Le défaut visuel peut évoluer dans l'enfance au moment de la croissance. En effet, il n'est pas rare qu'un enfant en bas âge soit hypermétrope, son oeil n'ayant pas terminé sa croissance. Dans ce cas, l'hypermétropie régresse au fur et à mesure que l'enfant grandit. De plus, la capacité d'accommodation des jeunes enfants est très importante, et ils peuvent compenser une hypermétropie sans ressentir de gêne particulière.
En revanche, il faut absolument être vigilant sur le fait que les 2 yeux aient bien le même défaut, afin d'éviter qu'un oeil soit favorisé au niveau de sa vision par le cerveau. En effet, si les images transmises par le cerveau ne sont pas de la même qualité, le cerveau va choisir celle qui est la plus nette en nécessitant le plus faible effort. Le risque alors est que l'autre oeil ne soit pas assez utilisé, il va devenir "fainéant", et même corrigé, son acuité sera limitée. C'est l'amblyopie. Chez un enfant, ce problème est mis en évidence par un oeil qui "part", qui louche lors d'un effort d'observation a minima. Dans ce cas-là, il est indispensable d'agir le plus tôt possible, pour habituer à nouveau l'oeil faible à utiliser ses cellules visuelles et maintenir une acuité de bonne qualité. Selon les cas, le port de lunettes sera suffisant, sinon, il pourra être nécessaire de limiter la qualité de vision de l'oeil dominant afin de forcer le cerveau à utiliser l'autre.

 
Rédigé le  11 oct. 2019 14:28  -  Lien permanent
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